Journal d’une apprentie-motarde 23 : Problèmes résolus!

Publié: septembre 23, 2019 dans Autobiographie
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Le 20 septembre 2019. Ces jours-ci, sortir à moto pour la journée demande davantage d’organisation. Surtout lorsqu’on démarre tôt le matin alors qu’il fait encore 12 degrés Celsius, et qu’au milieu de la journée, il peut en faire vingt-cinq. On doit enfiler des couches de vêtements chauds qu’il faut ensuite retirer comme des pelures d’oignon. L’été, on n’a pas ces problèmes-là. De bien petits problèmes soit dit en passant. Pas comme cette crevaison que François a réussi à réparer lui-même avec le nécessaire dont je lui avais fait cadeau à Noël. Après qu’il ait subi sa première crevaison à vie juste avant d’aller remiser sa moto pour l’hiver en 2018, alors qu’il n’avait rien pour y remédier, je me disais qu’il apprécierait le geste. Si la réparation tient le coup après quelques jours, alors elle sera bonne pour la durée de vie du pneu. Bravo! Je suis fière de mon amoureux!

Aujourd’hui, on n’a pas fait plus de 21 kilomètres que voilà son voyant d’huile qui s’allume. François s’en voulait un peu de ne pas avoir fait les vérifications nécessaires, après avoir roulé plus de 10 000 kilomètres cette année. Certaines BMW R1200RT dont la sienne, sont réputées être un peu consommatrices d’huile à moteur. Heureusement on est en ville et il y a un garage à deux pas. Il y trouve son bonheur. Sinon, je lui aurais prêté ma GS pour qu’il puisse aller en acheter. C’est l’avantage de ne pas rouler seul… Et c’est ce qui me fait un peu hésiter à partir à l’aventure sans François. Mais au fond, je pense que d’autres personnes peuvent te dépanner au besoin. On ne vit pas dans le désert!

Le plein d’essence et d’huile maintenant fait, on est prêts à reprendre notre périple d’aujourd’hui, direction La Tuque. Ici, ce n’est pas la destination qui importe, mais la route qui promet d’être spectaculaire. Une des routes québécoises à faire absolument à moto, à vélo (si on est courageux) ou en voiture, au moins une fois dans sa vie. De Grandes-Piles à La Tuque, le chemin longe la rivière St-Maurice souvent bordée d’un côté, celui où on roule, de hautes parois rocheuses très abruptes. Et ça dure comme ça pendant une centaine de kilomètres. Je vous assure qu’on ne s’en lasse pas. Chaque détour nous laisse découvrir un paysage différent. Aujourd’hui, on a droit en plus aux premières couleurs d’automne, dont la palette s’échelonne entre le jaune doré et le rouge flamboyant. Sur le bord de la route, les Sumacs de Virginie déjà parés d’un bel orangé attirent mon regard. J’aimerais bien m’arrêter pour les photographier, mais on ne peut pas s’immobiliser à chaque fois qu’on voit quelque chose de beau. Sinon, il vaudrait mieux voyager à pied! De toute façon, c’est la rivière et tous ces méandres, ici, qui est l’attraction principale. De plus, on convient de ne pas s’arrêter à l’aller, mais plutôt au retour, alors qu’on sera du bon côté de la route pour immortaliser nos motos avec la St-Maurice en arrière-plan. Excellent programme! Alors on a juste à profiter de la vue et de la route lisse qui se déroule en notre honneur comme un tapis gris pour notre plus grand plaisir. Pas une lumière de rue ni un stop pendant tous ces kilomètres. Sauf lorsqu’on traverse quelques zones de travaux routiers. On dirait qu’ils profitent de ce que les grandes vacances soient terminées pour mettre une bonne partie du réseau du Québec en chantier avant l’hiver. Impossible de prendre une direction sans rencontrer de cônes orange quelque part. J’en profite pour apprécier les atouts de ma petite GS dans les chemins dépouillés de leur asphalte.

Je trouve absolument tout agréable. Pour moi, ça fait partie de l’aventure de rouler à moto. Même l’arrivée à destination comporte un certain charme, le sentiment du devoir accompli. Stationner sa monture près de la porte du motel, retirer enfin son casque, décharger les valises, se laisser tomber sur le lit, les bras et les jambes en étoile et apprécier de pouvoir s’étirer enfin de tout son long. J’installe ensuite mon cadenas de sécurité. Ce soir, pour aller souper, j’ai décidé de monter sur la moto de François. Je sais que ça lui fait plaisir que je me serre contre lui. Et puis on ne va pas loin. Inutile de prendre les deux motos. François a déniché un restaurant dont le menu semble alléchant : Le Boké. Il n’est que cinq heures trente, mais la perspective de se coucher tôt, même très tôt, nous plaît.

La déco est aussi sympa que la carte des cocktails et des bières. François m’encourage à essayer le piña colada californien et se choisit une rousse parmi les parfums de houblon. On est complètement relax, heureux d’être là, désireux de goûter à la cuisine du chef, parce que mine de rien, le dîner est déjà loin. Le choix du resto s’avère une grande réussite et on ressortira le ventre un peu trop plein, mais béats de bonheur. Hop au lit et extinction des lumières. C’est quand même chouette la vie…

commentaires
  1. pepe dit :

    Quel plaisir de lire ces tranches de vie de motarde, un vrai régal. Bonne route et merci encore pour le partage

    • 22bemol dit :

      Merci pour votre commentaire! 🙂 Je ne fais que commencer cette vie, mais je suis totalement accro.
      C’est aussi bien agréable de lire vos aventures et je me rends compte que nos sorties de groupe se ressemblent au bout du compte! De la franche camaraderie et des routes les plus remplies de courbes et de dénivellations possible! Et tous en BMW! Ha ha ha! J’adore ma GS. Après 2 mois seulement que je l’ai. Bonne route à vous tous!!

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